Un texte qui donne à réfléchir, bonne lecture!

(…) ça prendra le temps mais nous pourrions commencer à redresser la barre.

Il faudrait commencer par ce qui est près de nous.
Tout ce qui nous est proche, pour arriver au plus lointain.

Commencer par soigner nos petites vies estropiées…à deux pas de nous.

La ou nous sommes.
Commencer chacun pour soi et puis deux par deux.
 Toi et Moi.  Moi et Christophe.  Christophe et toi. Toi et Jérôme.  Jérôme et moi.  Moi et Nicolas.  Nicolas et toi.  Jérôme et Christophe.  Christophe et Nicolas.  Nicolas et Jérôme.

Se soigner l’un l’autre,  tout doucement,  sans douleur.

Commencer par nous écouter.
Apprendre qui nous sommes,  seuls ou ensemble.
Accepter d’être différents  et faibles  et incompréhensibles,  quand nous voudrions
des intentions clairs, des sentiments réciproques.


Faire l’apprentissage de l’autre par lui et non par nous-mêmes.
Se rendre présents à celui que nous rencontrons qui nous est étranger.
Se demander pour quoi faire nous sommes si proches.
Et qui sert à qui et qui fait quoi et ou on va et comment.  

Ensemble ou chacun pour soi. Se demander s’il serait possible de faire ce que nous faisons autrement.
D’être ce que nous sommes encore mieux quand nous sommes ensemble.
Essayer d’être meilleurs à deux. Tout doucement.
Peut-être petit à petit nous pourrions élargir le cercle… trois par trois.

Toi, Agathe et moi. Toi, moi et Agathe…

Autrement à quoi bon que l’on soit autant.
Et pour quoi faire être plus nombreux à chaque secondes et demie qui passe.

A quoi bon être tout ce monde sinon pour aller un peu mieux et devenir un peu meilleurs.
Il faudrait que je fasse autre chose que de le penser.
Il faudrait commencer à redresser la barre…commencer à s’écouter. (…)  

(Extrait de la pièce : « le Silence des mères » de Pietro Pizzuti)

Merci au site du Mieux être de nous avoir fait découvrir ce fabuleux texte